Accusés de polluer les campagnes, de maltraiter les bêtes, de dérégler le climat, écrasés sous les taxes, emmerdés par les normes imposées, soumis au diktat de Bruxelles et aux délires des verts, les agriculteurs paient cher une politique agricole qui vise à les faire disparaitre : 100 000 exploitations ont disparu en France depuis 2010.

Ceux qui restent, moins de 400 000 exploitations,  représentent encore la France d’antan, celle qui nourrissait le pays en travaillant.

Aujourd’hui les agriculteurs sont mis en concurrence déloyale avec des pays qui ne se voient pas imposer les mêmes normes sanitaires (Australie, Nouvelle Zélande, Argentine, Brésil, Ukraine…) : des importations de produits jusqu’à 20 000 kilomètres de la France qui génèrent une pollution importante.

Et pourtant en 2017 et en 2022, les syndicats d’exploitants agricoles les plus représentatifs appelaient à « Plus d’Europe » au second tour des élections présidentielles. C’est ce « Plus d’Europe » et sa politique mondialiste qui entraine les effets contre lesquels les agriculteurs réagissent aujourd’hui.

Le modèle imposé, c’est une agriculture intensive et certains pays de l’UE ont déjà franchi le pas : surendettement, disparition de la propriété privée, règne de la technocratie qui fait très mal aux agriculteurs français, syndiqués localement mais trop souvent coupés de la politique menée par leurs instances à Paris. Certains ont négocié un fauteuil doré à Bruxelles plutôt que de défendre les intérêts de leurs pairs.

C’est une refonte totale du modèle agricole qu’il faut maintenant obtenir collectivement, avec les agriculteurs qui ont initié le mouvement aux Pays-Bas, en Allemagne , en Roumanie et en Pologne, à 4 mois des élections européennes : il faut refaire des modèles économiques pour une agriculture rentable, de qualité, pour nourrir la France et faire briller les produits de notre territoire à l’international. Il faut obtenir une réforme fiscale pour que la partie avale de la filière puisse être compétitive sur la transformation et la valorisation des denrées agricoles produites, il faut le retour du localisme, de produits avec moins d’intrants et autres substances chimiques dans nos assiettes, le retour du vrai bon goût des aliments. Oublions aussi l’agriculture fantasmée par les néo-ruraux aux cheveux gras reconvertis dans l’élevage pour fromage au lait de bouc.

L’enjeu est de taille, ce conflit social mérite une réponse bien plus profonde que l’obtention de quelques points de TVA en moins ou le retour de quelques intrants récemment retirés du marché : il faut une refonte complète de notre modèle agricole, pour l’intérêt de tous les Français et la reconnaissance du travail d’excellence des agriculteurs.

LE CERCLE DE RÉFLEXION NIVERNAIS

One thought on “Le Cercle de Réflexion Nivernais soutient les agriculteurs.”

  1. Ce qui se passe éduque les paysans à la politique ; ils ont cru et croient encore au père Noël capitaliste et se font donc défoncer par leurs amis mondialistes ; la bêtise , l’égoïsme, l’analphabétisme politique et géopolitique se paient cache ! Les européennes peuvent les aider s’ils sont encore vivants d’ici là.
    Le vote UPR ASSELINEAU est le seul choix possible et la dernière gare pour eux avant le néant !

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